Aurore Jacob

Aurore Jacob par Alice Barbosa - photo

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L’écriture est un déplacement, du moins c’est la sensation que j’éprouve en me plongeant dans un texte. J’ai besoin de déplacer mes limites, de m’expatrier de mes habitudes et de m’immerger dans l’ailleurs. Ce n’est en rien une métaphore ou une quelconque figure de style.
Qu’est-ce que partir ? Que signifie s’expatrier ? Comment rencontrer une autre culture ? Comment créer du lien avec l’autre ? En quoi les préoccupations d’autres pays européens peuvent rencontrer ou nourrir ma propre réflexion sur notre société ou encore me donner un autre point de vue en décentrant une pensée trop ethnocentrée ? Ces questions, que je souhaite explorer, sont sous-jacentes dans mes textes qui s’intéressent à l’intime pour mieux toucher ce qu’il y a d’universel dans notre humanité. La frontière entre soi et l’autre peut être celle qui sépare deux territoires, des individus aux horizons socio-culturels différents ou n’avoir pas plus d’épaisseur que notre peau.
A ces motivations, somme toute raisonnables, s’ajoute aussi le désir d’être surprise, de faire des rencontres qui ébranleront mon travail et permettront de le redéfinir, d’être poreuse à des méthodes de travail que je ne connais pas, de faire des rencontres qui ouvriront de nouveaux horizons et pourront faire naître des coopérations.

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Après un Master de théâtre à la Sorbonne, Aurore Jacob troque la théorie pour le plateau. Elle écrit une douzaine de pièces, dont certaines ont été publiées par Théâtre Ouvert, Lansman, les éditions Koinè et En Acte(s). Elle souhaite bousculer ses habitudes d’auteur en écrivant avec le plateau comme pour le projet F3 d’écriture en direct, actuellement en cours de création, où elle collabore avec Solenn Denis et Julie Menard, ou dans le cadre d’un travail de laboratoire autour des sociétés alternatives, avec Oh ! le Collectif de la surprise, programmé en 2017.

Textes dramatiques publiés

Au bout du couloir à droite, Edition Théâtre Ouvert – Tapuscrit, 2014 ; Traduction en mandarin – Maison Bookman, 2016
Seuls les vivants peuvent mourir, Edition Théâtre Ouvert – Tapuscrit, 2015
Le Malheur des uns ne fait pas le bonheur, En Acte(s), 2015
Enquête sur une évaporation avant oubli, Edition Koïné, 2016
Instantanés, Lansman Editeur, 2016

Créations à la scène

Au bout du couloir à droite, mise en espace Olivia Grandville, Théâtre Ouvert Paris, Festival FTO #1, 2014 ; TU de Nantes, Festival Flash Danse #4, 2015 ; Les Rencontres d’été, La Chartreuse CNES, Villeneuve lez Avignon, 2015
Seuls les vivants peuvent mourir, mise en espace Madeleine Louarn, Théâtre Ouvert Paris – Festival FTO # 2, 2015
Souvenirs au bord de mère, mise en espace Sophia von Gosen, Théâtre Ouvert Paris, 2015
Le Malheur des uns ne fait pas le bonheur, mise en scène Maxime Mansion, Le Lavoir Public Lyon – Festival En Acte(s), 2015
SUR/EXPOSITION, mise en espace Olivia Grandville, EPAT avec les élèves du CNSAD, Théâtre Ouvert Paris, 2016
Heinz et Bretzel, mise en espace Anne-Françoise Joseph, Festival Snez tu zabu, Prague, 2016
Alexandre qui ? ou l’histoire d’une rencontre entre le Népal et le Ventoux, EPAT avec les élèves du CNSAD, Théâtre Ouvert, Paris, 2017 et sélection des Ecritures Théâtrales en Chantier, Moulin du Marais.

Prix, récompenses, aides

SUR/EXPOSITION – Aide à la création Artcena, mai 2016
Enquête sur une évaporation avant oubli – Sélection du comité de lecture du Panta Théâtre, 2016 ; Sélection Fabulamundi. Playwriting Europe 2015 – 2016
Seuls les vivants peuvent mourir – Finaliste du Grand prix de littérature dramatique, 2017
Heinz et Bretzel, Finaliste du prix Catiminio, 2016
Le Sens de l’escargot, Finaliste du Prix des jardins d’Arlequin 2016

ALEXANDRE QUI? OU L’HISTOIRE D’UNE RENCONTRE ENTRE LE NEPAL ET LE VENTOUX

Personnages : 5 femmes, 7 hommes

Alexandre qui ? ou l’histoire d’une rencontre entre le Népal et le Ventoux tourne autour de la figure d’Alexandre Juillet.
Nous suivons Alexandre Juillet dans son quotidien, des plus banals. De son domicile, situé au 39, bis rue des Palissades, à son poste de téléconseiller, au SAV de la Société Le Ventoux, nous l’avons suivi. Alexandre Juillet était un citoyen tout à fait normal.
Était.
Il semblerait, en réalité, qu’Alexandre Juillet soit à la tête d’un mouvement terroriste opposé à notre société de progrès et de consommation. C’est ce qu’on dit. A moins qu’il ne s’agisse d’un mouvement de combustion mondiale et spontanée.
Dans cette pièce-monde, l’espace et le temps deviennent élastiques, le privé se mêle au public et les destins de tous se lient, pour entrer en résonance. Nous nous glissons aux côtés d’Alexandre Juillet, qui concentre les regards, et passons avec lui de la réalité à une vision hallucinée du réel, comme dans un cauchemar éveillé. A moins qu’il ne soit qu’un épiphénomène d’une civilisation en train de basculer de l’autre côté du miroir.

AU BOUT DU COULOIR A DROITE

Personnages : 1 femme, 1 homme

Une femme, kidnappée alors qu’elle attendait son bus, tente à travers la porte de sa cellule de convaincre ses geôliers de la laisser sortir. Sans réponses à ses arguments, sa terreur augmente et son esprit vacille jusqu’à s’accuser et donner raison à ses bourreaux.
Sa parole dérape, vrille, les informations qu’elle donne sont lacunaires, la réalité perd de sa consistance, l’espace et le temps se distordent. Le réel chavire. Est-ce la réalité d’une dictature avec ses emprisonnements abusifs, ses injustices, ses enlèvements? Est-ce un rêve?
L’auteur ciselle une langue au souffle vital et pose une réalité suffocante avec poésie et netteté.

Au bout du couloir àdroite
Personnage : 1 femme, 1 homme
Une femme, kidnappée alors qu’elle attendait son bus, tente àtravers la porte de sa cellule de convaincre ses geôliers de la laisser sortir. Sans réponses àses arguments, sa terreur augmente et son esprit vacille jusqu’às’accuser et donner raison àses bourreaux.Sa parole dérape, vrille, les informations qu’elle donne sont lacunaires, la réalitéperd de sa consistance, l’espace et le temps se distordent. Le réel chavire. Est-ce la réalitéd’une dictature avec ses emprisonnements abusifs, ses injustices, ses enlèvements ? Est-ce un rêve?
L’auteur ciselle une langue au souffle vital et pose une réalitésuffocante avec poésie et netteté.

Enquête sur une évaporation avant oubli
Personnages : 4 femmes – 5 hommes
Enquête sur une évaporation avant oubli tourne autour d’une jeune fille, L. Elle est impossible à cerner et ne cesse de s’échapper. Elle s’apprête à sauter dans le monde adulte, comme on fait le grand saut ou comme on change une vieille peau pour une nouvelle. C’est tout ce qu’on sait de cette adolescente qui finit par faire le saut de l’ange. Cette pièce est construite en creux. La langue reste à la surface. En apparence. On pourrait dire que L. est à fleur de peau, écorchée vive, mal dans sa peau. On pourrait tenter de refaire le parcours. De grappiller les signes avant-coureur. Ou alors on pourrait se laisser porter par la course de ce personnage qui se consume sans trouver sa place. Parce qu’il n’y a pas de réponse. Parfois. Plus on s’approche d’une vérité, plus les certitudes se dissolvent. Comme un mirage. L. existe avant tout par le regard des autres personnages qui tentent de la définir et de donner une consistance à son identité. Le portrait se construit par fragment. La structure de la pièce s’appuie sur la multiplication des points de vues et des temporalités pour tenter de comprendre l’incompréhensible. Il y a quelque chose de cubiste dans cette forme, une volonté de toucher l’essence d’une personne. Enquête sur une évaporation avant oubli repose sur cette impossibilité de représenter une réalité. Cette pièce est à l’image de L. qui tente en vain de se construire dans un univers sans perspective.

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