PPEYRADE - picture ©Raoul Gilibert - Copia

 

Diplômée de la RADA (Londres) et de l’ENSATT, Pauline Peyrade est auteure. Parmi ses textes, deux ont été produits par France Culture (0615) ; Ctrl-X a été mis en scène par Cyril Teste en 2016 ; Bois Impériaux est lauréat de l’Aide à la création du CnT, il a été mis en lecture à Théâtre Ouvert et au TNS par Anne Théron, puis à la Comédie-française, et créé par le Collectif Das Plateau en 2018 ; Poings est coup de cœur des comités de lecture du TNS et de la Comédie-française et présenté à la Mousson d’été 2017. En 2015, elle présente un Sujet à Vif au Festival d’Avignon avec la circassienne Justine Berthillot et fonde avec elle la #CiE. Elles créent Poings en 2018 au Préau-CDN de Vire. Elle est auteure associée au Théâtre des Ilets-CDN de Montluçon (depuis 2016), au Théâtre POCHE /GVE (dramaturge de saison 2016-2017) puis aux Scènes du Jura – scène nationale (2018-2019). Elle enseigne au sein des départements d’écriture dramatique de l’ENSATT et de l’École du Nord. Ses textes sont publiés aux Solitaires Intempestifs.

Bibliographie :

  • Ctrl-X (suivi de) Bois Impériaux, Solitaires Intempestifs, 2016
  • Poings, Solitaires Intempestifs, 2017

CTRL-X
Une fenêtre s’ouvre. Une vidéo. Une pub. Un flash-info. Le téléphone sonne. Adèle s’inquiète. « Tu as pris ton médoc ? » Laurent s’impatiente. « Tu veux que je remonte ? ». Une fenêtre s’ouvre. Des photos de Pierre. Des interviews de Pierre. Des souvenirs de Pierre. Une fenêtre s’ouvre. Sur l’amour d’Ida. Sur sa mémoire. Sur ses pulsions. Sur ses obsessions. Sur un passé enfermé dans le présent d’un écran d’ordinateur. Le temps d’une nuit. Le temps d’une crise, ou peut-être d’une évasion.

POINGS
Poings, c’est un combat pour le ressaisissement de soi. Ce sont cinq moments d’une relation amoureuse toxique, de la rencontre à la rupture, racontés selon le point de vue d’une femme en état de choc qui cherche à trouver un sens à ce qu’elle a vécu. Ce sont cinq gestes aux partis pris radicaux qui rendent sensibles la perte de repère. S’épuiser pour se réveiller, se détruire pour se reconstruire, aller au plus loin pour revenir au plus près de soi-même, chaque expérience explore un état limite pour révéler la force implacable de refus et de résistance que nous portons au plus profond de nous : un œil qui ne baisse jamais le regard, un poing fermement serré dans le noir.