Gaëlle Axelbrun

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Gaëlle Axelbrun est autrice, metteuse en scène, scénographe, directrice de la compagnie Sorry Mom, mais aussi dessinatrice et performeuse. Après des études d’histoire de l’art et d’arts plastiques à Paris, elle se forme à la scénographie à la Haute école des arts du Rhin (HEAR) à Strasbourg. 

Au cours de ses études, elle réalise des stages au sein d’équipes techniques et auprès de metteur·euses en scène. Entre 2022 et 2024, elle travaille au sein du Collectif ça gronde, qu’elle co-fonde lors de ses études à la HEAR avec cinq artistes-scénographes. Depuis petite, elle danse, écrit, dessine et aime raconter des histoires. C’est lors de ses études à la HEAR qu’elle commence à écrire pour la scène. Son premier texte dramatique, Loin de la boue où l’on s’endort, est remarquée par le comité de lecture du TNS (Strasbourg) en 2021. En février 2023, il est mis en voix par les étudiants du Master Mise en scène et Dramaturgie de L’Université Paris-Nanterre, à Théâtre Ouvert. En août 2024, il fait l’objet d’une lecture au festival de La Mousson d’été. 

En juin 2022, elle présente sa première mise en scène, dont elle est aussi autrice et scénographe: Nos Ruines, à La Pokop (Strasbourg), avec l’Artus, théâtre universitaire de Strasbourg. Elle profitera, en janvier 2025, d’une semaine de laboratoire pour retravailler ce texte, avec le collectif à mots découverts et des élèves-comédiens de l’ERACM, au Tréteaux de France. En décembre 2022, elle crée la compagnie Sorry Mom et entame le montage de Requin Velours (création 8 octobre 2024, TAPS Strasbourg). Avec ce texte, elle est repérée par le comité de lecture à mots découverts et est élue lauréate des Voix du Bivouac à La Chartreuse Villeneuve-lez-Avignon en juillet 2023. Elle obtient aussi les Encouragements d’Artcena en mai 2024. 

En avril 2023, son recueil de poésies J’ai sous-titré mon enfance pour faire du drame en sépia est retenu par le comité de lecture citoyen strasbourgeois J’aimerais vous Lire, donnant lieu à une édition collective en septembre 2024. En mai-juin 2024, elle bénéficie d’une résidence d’écriture à La Chartreuse, où elle commence un nouveau texte : Motherlode (titre provisoire). Il y est question, sous la forme d’un solo, de travail du sexe et de vie matérielle, mais aussi de monde virtuel et d’un cheval dans un manège. Ses travaux se concentrent sur l’intime, les récits familiaux, les questions du chez soi et de l’insalubrité, mais aussi sur la maladie mentale, le corps et la sexualité. 

Loin de la boue l’on s’endort

Loin de la boue l’on s’endort, c’est le vœu et l’aveu de trois voix : celles d’Anna, de Corto et de Paula, trois enfants trop grands. Ces frères et sœurs tentent de raconter, ensemble et chacun·e, leur enfance : ses émotions, ses fantasmes, ses bruits et images, mais aussi ses trous, ses monstres, ses périls. Comment s’accorder pour essayer de dire? Cette pièce explore aussi la question de la mémoire, du souvenir, c’est-à-dire de sa reconstitution et des rapports qu’il entretient avec la vérité. Si les cris de l’enfant fondent sous la langue, comment raconter, retisser les chocs, les ellipses, les traumatismes ? Par quelle posture? Contre la dislocation, la pluralité des voix est tout à la fois refuge et vertige. 

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